Instituts d’été

Depuis l’été 2004, le CRISE offre un Institut d’été dans le cadre de son Programme stratégique de formation transdisciplinaire en recherche sur le suicide et sa prévention. Le programme s’enrichit de l’expertise de chercheurs de renommée internationale issus de différentes disciplines : psychologie, sociologie, psychiatrie, génétique, épidémiologie, droit et philosophie. La formule du programme de l’Institut garantit le renouvellement des animateurs et des contenus. Ce programme a été implanté grâce au partenariat établi entre l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) et le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

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Le CRISE a été heureux d’avoir reçu les professionnels, les praticiens, les intervenants, les chercheurs, les étudiants et toute personne intéressée par la prévention du suicide et les pratiques de fin de vie à son 13e son institut d’été!

L’institut s’est échelonné du 29 au 31 mai 2017

Voici le programme (PDF)

Merci aux présentateurs et présentatrices!

Pour plus d’information :

Consultez notre site web www.crise.uqam.ca , ou communiquez avec nous à crise@uqam.ca ou par téléphone : 1-514-987-4832.

Si vous ne souhaitez plus recevoir d’information sur les activités du CRISE, veuillez cliquer ici.

Courriel: crise@uqam.ca 
Téléphone:
(514) 987-4832

Le CRISE a été heureux d’avoir reçu les professionnels scolaires, les praticiens, les intervenants, les chercheurs et les étudiants et toute personne intéressée par la prévention du suicide et la promotion de la santé mentale pour la 12e édition de son institut d’été qui s’est tenu du 8 au 10 juin 2016.

Les thèmes du 12e intitut d’été étaient les suivants:

  • Jour 1 : Enfance et suicide : intervenir et prévenir (8 juin)
  • Jour 2 : Meilleures pratiques en prévention du suicide auprès des adolescents et jeunes adultes (9 juin)
  • Jour 3 : Construire une culture de prévention du suicide chez les adultes (10 juin)

Le programme complet est disponible ici en version PDF

Courriel: crise@uqam.ca 
Téléphone:
(514) 987-4832

CriseInstitutEte2014

Le CRISE remercie le personnel et les intervenants des CPS et des autres milieux de pratique concernés par la prévention du suicide, ainsi que les chercheurs et les étudiants qui ont participé à la 11e édition de son institut d’été du 4 au 6 juin 2014.

Le 11e institut d’été du CRISE avait pour objectif d’introduire et de discuter la portée de différentes pratiques thérapeutiques et cliniques émergentes pour venir en aide aux personnes suicidaires. Durant trois jours, les participants ont pu découvrir plusieurs pratiques émergentes en prévention du suicide dans un cadre dynamique et interactif. En effet, les approches ont été présentées par des experts, mais aussi illustrées par des vidéos d’interventions cliniques.

Les vidéos des présentations sont maintenant disponibles sur notre chaîne VIMÉO.

MERCREDI 4 JUIN 2014

L’approche orientée vers les solutions (AOS)

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Françoise Roy ,M.Éd., Consultante en prévention suicide et en développement des compétences pour l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et chargée de cours, Université du Québec en Outaouais

Françoise Roy, M.Éd, travaille en prévention du suicide depuis près de 30 ans. À titre de consultante en prévention du suicide et en développement de compétences, elle œuvre dans différentes organisations comme superviseure clinique, conceptrice de contenu de formation, formatrice de formateur. Elle accorde une importance au soutien offert aux intervenants et organisations dans la prise en charge adéquate des personnes suicidaires. Elle est coauteure de la formation « Intervenir auprès de la personne suicide à l’aide des bonnes pratiques ». Elle est également agente de planification à la Direction santé mentale du CSSS de Laval et chargée de cours à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).


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Julie Lane ,Ph.D., Conseillère-cadre à la Direction générale du CSSS-IUGS et professeure associée, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke

Julie Lane, M.A., Ph.D., est conseillère-cadre à la direction générale du CSSS-IUG de Sherbrooke. Elle est gestionnaire de l’Observatoire québécois des réseaux locaux de services (OQRLS) et gestionnaire de l’équipe « transfert des connaissances » qui pilote plusieurs projets nationaux de transfert des connaissances, d’innovation et d’accompagnement de changement. Elle est également professeure associée au département des sciences de la santé communautaire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

L’approche de la pleine conscience (Mindfulness – MCBT)

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Alain Janelle ,Ph.D., Psychologue, Centre hospitalier de l’Université de Montréal

Alain Janelle, Ph.D., est psychologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal à la clinique de médecine métabolique. Ses recherches doctorales portaient sur l’efficacité de la thérapie comportementale dialectique auprès d’adolescents suicidaires. Il est spécialisé dans l’évaluation et le traitement psychologique des troubles dépressifs complexes et des troubles de la personnalité. Ses futurs travaux de recherche porteront sur de nouvelles avenues d’intégration de la philosophie orientale, de l’approche de la pleine conscience (mindfulness – MCBT ) et de l’autocompassion dans l’intervention psychologique.

JEUDI 5 JUIN 2014

La thérapie dialectique comportementale (DBT)

Réal Labelle

Réal Labelle , Ph. D., Psychologue, professeur titulaire, Université du Québec à Montréal et professeur associé au département de psychiatrie, Université de Montréal

Réal Labelle, MPS, Ph.D., est professeur titulaire de psychologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et professeur associé au département de psychiatrie de l’Université de Montréal. Il est chercheur régulier au Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) et à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Son enseignement porte sur la psychologie et la recherche clinique, selon l’approche cognitive et comportementale. ll est spécialisé dans l’étude, l’évaluation et le traitement psychologique des troubles dépressifs et des comportements suicidaires. Dans ce champ particulier, il est impliqué dans un programme de recherche axé autour des thèmes suivants : la conceptualisation des construits étudiés, les facteurs de risque et de protection, les troubles mentaux et comportements associés, l’éducation et l’intervention précoce, les modalités efficaces d’évaluation et de traitement, les mesures fiables et valides, les différences selon les sexes et l’utilisation de nouvelles technologies en santé mentale. Il a signé ou présenté plus de 100 papiers dans des revues ou des congrès scientifiques. Il est titulaire d’un permis de l’Ordre des psychologues du Québec depuis 1989.

L’art thérapie comme stratégie d’intervention

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Yehudit Silverman, M.A., Professeure associée et coordinatrice option Art Thérapie, département des ArtsCréatifs, Université Concordia

Professeure titulaire et cinéaste, Yehudit Silverman, M.A., R-DMT, RDT, est également art-thérapeute spécialisée en danse-mouvement et en art dramatique. Se consacrant à la pratique clinique depuis 25 ans, elle travaille auprès d’une clientèle variée à l’Hôpital de Montréal pour enfants, à l’Hôpital Douglas et au Centre hospitalier de St. Mary. Ses recherches sur le suicide, qui lui ont valu des subventions du CRSH et du FQRSC, lui ont inspiré le film The Hidden Face of Suicide, dont elle a assumé la réalisation et la production. Cette œuvre primée a été présentée aux quatre coins du monde dans le cadre de festivals de films et de colloques, de même que dans des cinémas et des universités. Auteure de plusieurs articles et chapitres de livres, Mme Silverman a fait connaître ses travaux à l’échelle internationale.


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Jessica Bleuer, M.A., M.Éd., CCC, Psychothérapeute et chargée de cours en dramathérapie, Université Concordia

Jessica Bleuer, M.A., M.Éd., RDT, CCC, est professionnelle agréée en thérapie par l’art dramatique et psychothérapeute titulaire d’une certification de l’Association canadienne de counseling et de psychothérapie. Elle est chargée d’enseignement à temps plein et superviseure dans le cadre du programme de thérapie par l’art dramatique à l’Université Concordia. Mme Bleuer exerce également sa profession en cabinet privé, proposant des consultations individuelles, de couple ou familiales à une clientèle composée d’enfants, d’adolescents et d’adultes. Doctorante à l’Université Concordia, elle s’intéresse aux méthodes de thérapie par l’art dramatique comme outils de dialogue interculturel dans le contexte québécois.

VENDREDI 6 JUIN 2014

La thérapie de l’acceptation de l’engagement (ACT)

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Frédérick Dionne, Ph. D., Psychologue et professeur adjoint, département de psychologie, Université du Québec à Trois-Rivières

Frédérick Dionne, Ph.D. est psychologue clinicien et professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Il est également membre du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE). Il s’intéresse tout particulièrement aux approches contemporaines en thérapie cognitivo-comportementale. Il est également directeur de l’Institut de formation en thérapie comportementale et cognitive (IFTCC). Il a publié récemment, le livre Libérez-vous de la douleur par la méditation et l’ACT aux Éditions Payot.

Le Photovoice comme stratégie d’intervention

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Georgia Vrakas, Ph.D., Professeure, département de psychoéducation, Université du Québec à Trois-Rivières

Georgia Vrakas est professeure au département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) depuis 2010. Elle est également une des rédactrices en chef de la Revue canadienne en santé mentale communautaire. Elle détient un doctorat en psychologie communautaire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et est membre de l’Ordre des psychologues et de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec. Elle est chercheuse au Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) et au Laboratoire de recherche Jeunes en transition et pratiques psychoéducatives (UQTR). Elle est aussi membre de Qualaxia, un réseau qui réunit des chercheurs, des décideurs, des experts, des gestionnaires et des cliniciens qui travaillent ensemble pour améliorer la santé mentale de la population. Elle s’intéresse principalement à la promotion et prévention en santé mentale jeunesse, la santé mentale des jeunes autochtones et à la prévention du suicide.


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Arlene Laliberté , Ph.D., Professeure, département de psychoéducation et de psychologie, Université du Québec en Outaouais

Arlene Laliberté, Ph.D est Anishenabekwe (femme algonquine) de la communauté Timiskaming. Suivant la complétion de son doctorat en psychologie communautaire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), elle a été chercheuse postdoctorale à la Queensland University en Australie. Pendant trois ans, Arlene a travaillé avec des communautés aborigènes australiennes sur divers projets de recherche-action participative visant la prévention du suicide, l’augmentation du pouvoir d’agir et la promotion de la santé mentale. Elle est maintenant professeure associée au département de psychologie et de psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO – campus de St-Jérôme), et professeure au département du développement humain et social de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis le 1 er juin 2014. Arlene est membre du CRISE et s’intéresse principalement à la promotion de la santé mentale en milieu autochtone, à la prévention précoce des facteurs de risque du suicide et à l’étude rétrospective de suicides complétés. Elle travaille dans une perspective de développement des capacités et d’autonomisation, en partenariat avec les communautés.

Table-ronde avec tous les experts

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Brian Mishara , Ph.D., Directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE), professeur, département de psychologie, Université du Québec à Montréal

Brian L. Mishara est professeur au département de psychologie et directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est vice-président du conseil d’administration de Befrienders Worldwide, un réseau mondial des centres d’aide téléphonique en prévention du suicide. Il est un ancien président de l’Association internationale pour la prévention du suicide. Il a publié plus d’une centaine d’articles sur ses recherches dans des revues scientifiques et six livres en anglais et cinq livres en français sur le suicide et la gérontologie. Outre ses recherches et activités universitaires, Brian Mishara est l’un des fondateurs de Suicide Action Montréal, de même qu’un des membres fondateurs de l’Association québécoise de suicidologie. Il a aussi été président de l’Association canadienne pour la prévention du suicide.

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Le débat actuel sur la légalisation de l’euthanasie, nommée « aide médicale à mourir » par la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, suscite un questionnement sur les soins et interventions psycho-thérapeutiques offerts aux personnes souffrantes et interpelle les intervenants de divers milieux (dont ceux en prévention du suicide).

Le 10e Institut d’été du CRISE fera le point sur l’euthanasie et le suicide assisté afin de clarifier les enjeux pour les intervenants à la lumière des données scientifiques et des expériences cliniques. Des conférenciers du Québec et d’ailleurs discuteront également des considérations éthiques, sociologiques, juridiques et philosophiques liées à cette importante problématique.

Les vidéos et présentation des conférenciers seront disponibles progressivement sur cette page pendant l’été 2013.

Courriel: crise.documentation@uqam.ca
Téléphone: (514) 987-3000 #1685

Nos conférenciers (par ordre alphabétique):


Asmaâ Benslimane, PhD

L’évolution de nos sociétés modernes contribue-t-elle à renforcer le choix individuel du suicide assisté ou de l’euthanasie
Sorbonne
Étudiante en études sur la mort
UQAM


Antoine Boivin, MD, PhD

Que sait-on des pratiques médicales d’euthanasie et de suicide assisté au Québec et à l’étranger?
Faculté de médecine et des sciences de la santé
Université de Sherbrooke


Valérie Bourgeois-Guérin, PhD

Souffrances et vieillissement au féminin en contexte de maladie incurable: vers une compréhension renouvelée de la souffrance
Psychologue en gériatrie
Hôpital psychiatrique Pierre-Janet de Gatineau


Marie-Ève Bouthillier, PhD

Table-ronde: Impact des demandes d’euthanasie sur les intervenants
Vice-présidente
Association québécoise en éthique clinique


Andréanne Côté, MD

La sédation palliative: approche clinique et éthique
Médecin en soins palliatifs
Hôpital Notre-Dame


Bernard Devalois, MD

Euthanasie: le modèle belge vu de France. Un exemple à suivre ou à éviter?
Chef de service de médecine palliative
Hôpital de Pointoise (Val d’Oise)


Johanne de Montigny, MA

L’assistance à la vie menacée, un remède contre l’euthanasie et le suicide assisté?
Psychologue
Unité de soins palliatifs, Centre universitaire de santé McGill
Hôpital Général de Montréal et pratique privée


Me Michel T. Giroux

Regard prospectif sur la mise en oeuvre d’une aide médicale à mourir
Directeur de l’Institut de consultation et de recherche en éthique et en droit (ICRED), chargé d’enseignement et responsable du volet éthique, professionnel et juridique dans le programme de doctorat en médecine, Faculté de médecine, Université Laval .


Alain Legault, PhD

Assistance au suicide en Suisse francophone: légalisation d’une pratique tolérée depuis 30 ans
Faculté des sciences infirmières
Université de Montréal, École d’infirmerie

Véronique Lussier, PhD

Table ronde: Impact des demandes d’euthanasie sur les intervenants
Professeure au département de psychologie
UQAM


Michèle Marchand, MD, PhD

La souffrance comme justification à une « aide médicale à mourir »
Secrétaire du groupe de travail en éthique clinique
Conseillère en éthique clinique
Direction générale
Collège des médecins du Québec


Isabelle Marcoux, PhD

Enjeux posés par la circonscription de la souffrance en lien avec l’euthanasie et le suicide assisté: l’exemple des Pays-Bas
Professeure adjointe à l’École interdisciplinaire des sciences de la santé
Université d’Ottawa


Brian Mishara, PhD

Introduction à la problématique:
Départager les faits des fantasmes: les enjeux dans les débats sur l’euthanasie et le suicide assisté
directeur, CRISE
Professeur au département de psychologie
Université du Québec à Montréal


Gabriel Ringlet

Demande d’euthanasie et démarche spirituelle
Professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve)
Théologien


Delphine Roigt

Les promesses du crépuscule: La mort, lorsqu’on a rien de mieux à offrir
Présidente
Association québécoise en éthique clinique


Chloé Ste-Marie

Témoignage d’une aidante naturelle
Artiste et aidante naturelle


Mélanie Vachon, PhD

Regards croisés sur la souffrance psychologique et existentielle en fin de vie: de l’évaluation à l’intervention
et
Table ronde: Impact des demandes d’euthanasie sur les intervenants
Professeure au département de psychologie
UQAM


Daniel Weinstock, PhD

Distinction douleur/souffrance et son opérationalisabilité dans des critères d’admissibilité pour le suicide assisté et l’euthanasie
Professeur, Faculté de droit
Université McGill

CriseInstitutEte

Le 9e Institut d’été du CRISE a été une première au Québec dans le domaine de la prévention du suicide par le biais de l’utilisation des nouvelles technologies. Des chercheurs et intervenants du Québec et d’un peu partout dans le monde sont venus partager leurs approches novatrices.

L’activité qui s’est déroulée sur trois jours, dont deux étaient consacrés à des  présentations plénières (avec conférences et discussions).  L’autre journée de l’Institut comportait des ateliers pratiques d’une durée d’une demi-journée ou d’une journée à l’intention des intervenants et couvrant des habiletés spécifiques en prévention du suicide soutenues par des nouvelles technologies.
Courriel: crise@uqam.ca
Téléphone: (514) 987-4832

Cliquez sur le titre des conférences pour accéder aux présentations PowerPoint.

Mercredi 30 mai


Atelier #1 (en français)

Kerkhof

9:00-16:00
Prof. Dr. Ad Kerkhof, Ph.D.
Professeur de psychologie, psychopathologie et prévention du suicide à la Vrije Université d’Amsterdam
L’approche cognitive-béhaviorale pour traiter la rumination suicidaire par le biais de sites web (PDF)


Résumé: 
Beaucoup de patients suicidaires s’inquiètent énormément des raisons qui leur font penser au suicide, au sens de la vie, à leurs échecs, à leurs pertes et déceptions et ils s’inquiètent également de leurs pensées suicidaires. Une partie des pulsions suicidaire est causée par le désir de mettre fin à cette inquiétude sans fin, à cette rumination. Nous émettons l’hypothèse que des exercices anti-rumination pourraient aider les patients à diminuer le temps qu’ils mettent chaque jour à se préoccuper du suicide et par la même occasion diminuer l’intensité des raisons qui leur font considérer le suicide. Dans cet atelier, des techniques cognitivo-behaviorales pour lutter contre la rumination suicidaire seront expliquées et appliquées. Lors de l’atelier, les participants seront requis de présenter des vignettes de cas et seront appelés à des jeux de rôles par lesquels ils développeront des habiletés à mieux aider les personnes présentant des pensées suicidaires persistantes.

Atelier #2 (en français et en anglais)

Krysinska
Andriessen

9:00-12:00
Karolina Krysinska, Ph.D
Faculté de Psychologie et de Sciences Pédagogiques, Université de Louvain, Belgique
Karl Andriessen, MSuicidology
Prévention du Suicide dans des Centres de soins de Santé Mentale, Gent, Belgique
How can we best help survivors after suicide via the Internet? What are good practices?

Résumé : L’atelier interactif traite quelques thèmes importants et pertinents pour des associations et des groupes qui offrent ou désirent offrir de l’aide en ligne aux proches après un suicide. L’atelier se déroule en différentes étapes et à chaque étape nous commençons par une brève introduction, suivie par une partie interactive.
Les thèmes à traiter sont entre autres:

  • est-ce que les activités de deuil en ligne, telles que les sites de commémoration en ligne, sont efficaces pour des personnes en deuil?
  • quels sont les avantages et les désavantages des activités en ligne en comparaison avec le traitement face à face et individualisé des proches?
  • est-ce que le passage de l’aide en ligne vers une aide individualisée est nécessaire?
  • quels critères de qualité d’aide en ligne et de sites web s’adressant à des proches après un suicide

pourrait-on prendre en considération?
Nous terminons l’atelier par quelques conclusions en ce qui concerne des méthodes performantes quant à l’aide en ligne destinée à des proches après un suicide.
Présentation à venir.

Atelier #3 (en anglais)

Mokkenstorm

9:00-12:00
Dr. Jan Mokkenstorm
Psychiatre, directeur médical de 113ONLINE, Pays-Bas
How to start and run an interactive online help service for suicide people (and stay happy)


Résumé: L’utilisation d’Internet pour disséminer les interventions efficaces peut s’avérer l’une des approches les plus prometteuses dans la prévention du suicide au niveau individuel et populationnel. En pratique, cependant, les organismes et les cliniciens n’ont pas encore emprunté cette voie massivement. Afin d’explorer ces possibilités, l’atelier vise à identifier les problèmes centraux et les inquiétudes (stratégie, éthique/légal, technique et opérationnel) dans le développement de soins de santé mentale en ligne pour les personnes suicidaires. En se basant sur leurs propres expériences dans le domaine, les participants seront appelés à réfléchir sur les expériences de 113Online, la nouvelle plateforme hollandaise en ligne de prévention du suicide, et de générer des idées permettant le développement et l’expansion de ce type de services et ce, même pour des personnes sévèrement suicidaires.

Atelier #4 (en français)

Pommereau

13:00-16:00
Prof. Xavier Pommereau
Psychiatre, chef du Pôle Aquitaine de l’Adolescent (Centre Abadie, Centre hospitalier, Université de Bordeaux, France)
Techniques de médiation thérapeutique, des poupées et figurines remaniées à la création d’avatars numériques.

Résumé : Objectifs pédagogiques: Il s’agit de miser sur les compétences, non sur les insuffisances des jeunes pris en charge, en leur permettant de créer des autoreprésentations avec l’assistance et le soutien d’un éducateur ou d’un soignant, et pour consigne soit de figurer leur souffrance à travers poupées remaniées et figurines de pâte à modeler, soit d’élaborer un avatar numérique le plus ressemblant possible, et qui peut être ultérieurement modifié. Le temps de réalisation de ce travail facilite la parole, l’expression des émotions, des ressentis de la souffrance, sans mettre en échec ces adolescents qui se dévalorisent souvent. Lorsque l’état psychique des patients autorise la souplesse du « jeu », le look, le maquillage, la représentation théâtrale, peuvent être utilisés pour leur permettre d’exprimer et de partager leur mal-être autrement. Ces techniques rencontrent un vif succès chez les ados en mal-être, et libèrent l’expression des mots.
À la fin de cet atelier, les participants doivent être en mesure de déterminer par quelle technique commencer, comment la conduire en pratique, quels contenus lui donner, en fonction de leur orientation professionnelle, des indications thérapeutiques prescrites et de la dynamique institutionnelle.

Atelier #5 (en anglais)

drexler

13:00-16:00
Mary Drexler
Directrice exécutive, CONTACT USA: Providing chat/SMS Based Emotional Support
Providing chat SMS Based Emotional Support (PDF)

Résumé: À venir

Jeudi 31 mai


Atelier #1

Mishara

9:00-9:30
Brian L. Mishara, Ph.D.
Directeur du CRISE et professeur, département de psychologique, UQÀM
Mot de bienvenue et introduction à la problématique (PDF)

Atelier #2

Mokkenstorm

9:30-10:30
Dr. Jan Mokkenstorm
Psychiatre, directeur médical de 113ONLINE, Pays-Bas
113ONLINE-Éducation, aide et intervention sur Internet (PDF)

Résumé: Les personnes suicidaires demandent de l’aide avec reticence. 113Online vise à réduire le seuil de la demande d’aide en offrant un service anonyme en ligne 24/7 de programme d’aide en santé mentale, incluant l’aide pendant la crise, de la thérapie en ligne et de l’aide vers l’auto-traitement. Ce programme est donné par des professionnels en coopération étroite avec des bénévoles formés pour l’intervention par clavardage ou par téléphone. Dans cette présentation, la philosophie, la structure, la méthodologie et les résultats préliminaires de 113Online sont présentés, incluant quelques-uns des dilemmes et problèmes que nous avons rencontrés lors de l’implantation du programme en ligne.

Atelier #3

thoer

10:45-11:45
Christine Thoër, Ph.D.
Département de communication sociale et publique, UQÀM
S’exprimer, partager et échanger sur le suicide : nature et dynamique des interactions dans les espaces d’échanges sur Internet


Résumé : Les médias sociaux permettant le partage d’information entre pairs (blogues, forums, sites de réseautage social) sont de plus en plus mobilisés par les individus comme source d’information sur la santé. Ces plateformes modifient la façon dont les individus recherchent des informations relatives à la santé parce qu’elles offrent de nouvelles formes de médiation, les usagers s’appuyant moins sur les experts traditionnels et les institutions établies. Le soutien émotionnel constitue une des fonctions importantes de ces espaces d’échange qui semblent aussi favoriser la diffusion des connaissances et l’émergence d’une expertise différente de celles des soignants. La multiplication de ces espaces contribuerait par ailleurs, tant à la diffusion qu’à l’encadrement des pratiques à risque.
L’objectif de cette communication qui s’appuiera sur une revue de la littérature sur les espaces d’échange sur le suicide ainsi que sur plusieurs de nos travaux de recherche portant sur des forums où sont discutées des pratiques de consommation du médicament hors du cadre médical, est de documenter les logiques des acteurs impliqués dans la production des contenus, les thématiques des échanges, la nature des savoirs mobilisés, le rapport aux soignants et les modalités d’interaction entre les usagers. Mieux comprendre le fonctionnement des espaces d’échange en ligne est important car ils offrent un potentiel intéressant pour la prévention du suicide.

Atelier #4

Pommereau

13:45-14:15
Prof. Xavier Pommereau
Psychiatre, chef du Pôle Aquitaine de l’Adolescent (Centre Abadie, Centre hospitalier, Université de Bordeaux, France)
Adolescence suicidaire et avatar numérique: intérêt et modalité de la médiation thérapeutique par les auto-représentations


Résumé : Enfants de l’ère numérique, les adolescents d’aujourd’hui « se produisent » davantage en images qu’ils ne se disent en mots. L’auteur les appelle les ados.com , parce qu’ils font de la com’ en s’affichant à travers looks, postures, clichés et profils Facebook. Ils montrent ainsi qui ils sont, à quel mouvement ou tendance ils appartiennent, ce qu’ils aiment ou n’aiment pas, avec qui ils ont des affinités, etc.
Ceux qui vont mal sont connus pour avoir des difficultés supplémentaires à mettre en mots leurs états d’âme. Ils expriment cependant leurs déchirures, cassures et blessures, au sens propre comme au figuré, à travers ces mêmes affichages. Ils s’affilient également selon l’adage « Qui se ressemble s’assemble ». Mais le plus souvent, le sens de leurs « mises en représentation » leur échappe en grande partie, bien que celles-ci traduisent de façon très explicite leur souffrance.
L’unité de quinze lits que dirige l’auteur depuis vingt ans, et qui a été la première structure hospitalière française spécifiquement dévolue aux adolescents suicidaires, accueille 300 jeunes par an pour des séjours d’environ trois semaines. L’équipe soignante a dû faire évoluer ses modalités de prise en charge pour s’adapter au « langage par l’image » des ados.com en mal-être. De nouvelles médiations thérapeutiques ont ainsi vu le jour, d’abord basées sur l’autoreprésentation élaborée à partir de poupées et doudous remaniés, de figurines de pâte à modeler, puis la réalisation par chaque patient de son avatar numérique le plus ressemblant possible, avec l’assistance d’un membre de l’équipe, et le contrepoint d’un vrai miroir appelé psyché.
Ces séances d’autoreprésentation sont très investies par les patients du fait de leur aspect ludique, et sans doute du caractère « égocentré » de ce travail de création d’un double. L’avatar numérique en est la forme la plus aboutie. Plus facilement qu’en entretien classique, notamment au début de la prise en charge, la plupart des adolescents suicidaires parviennent ainsi à accepter de croiser leur point de vue avec celui du soignant, et de le confronter à leur reflet dans la psyché. À l’instar de ce que signifie communément un changement salutaire de perspectives, les ados.com en souffrance se saisissent de ce support en images pour prendre du recul, « réfléchir » à leurs difficultés, échanger avec les soignants, et verbaliser des associations mentales qu’ils n’arrivaient pas jusque-là à produire. L’auteur se propose d’exposer le déroulement type d’une séance et d’illustrer son fonctionnement à l’aide de nombreux exemples.

Atelier #5

Murphy

14:15-15:15
Gillian Murphy, Ph.D.
Directrice des Formations et Pratiques, National Suicide Prevention Lifeline (USA)
Nouveaux media en prévention du suicide: l’utilisation du clavardage et des messages textes
Résumé: À venir

Présentation à venir

Atelier #6

Hatcher

15:30-16:30
Simon Hatcher, Ph.D.
Professeur associé à la Faculté de médecine et science de la santé à l’Université d’Auckland, Nouvelle-Zélande
Les « E-Therapies » en prévention du suicide : de quoi ont-elles l’air, fonctionnent-elles et quelles sont les avenues pour la recherche?

Résumé: À venir

Vendredi 1er juin


Atelier #1

Latreille

9:00-9:30
Danyelle Latreille
Coordonnatrice clinique, Ressource régionale suicide du CSSS de Laval
Survol de la situation au Québec: Questions et défis aux intervenants (PDF)
Résumé: À venir

9:30-10h30
Denis Normand
Vice-président, Technologies globales de l’information et Sécurité, SNC-Lavalin
Sécurité sur Internet

Résumé: À venir

Atelier #2

Mishara

14:45-11:45
Brian L. Mishara, Ph.D.
Directeur du CRISE et professeur, département de psychologie, UQÀM
Éthique et sites qui incitent au suicide (PDF)
Résumé: À venir

Atelier #3

Réal Labelle

13:15-14:15
Réal Labelle, Ph.D.
Chercheur au CRISE et au Centre de recherche Fernand-Séguin (site Rivière-des-Prairies), professeur au département de psychologie, UQÀM
L’innovation du téléphone « intelligent » en prévention du suicide


Résumé : Une recherche automatisée sur le iTune Store d’Apple concernant les applications pour iPhone en santé mentale permet de relever certaines applications dans le domaine de la dépression, mais uniquement en version anglaise et sans plan de sécurité pour la crise suicidaire. Par ailleurs, les écrits scientifiques émanant des banques de données telles que Medline et Psychlit montrent l’apport du téléphone mobile dans le traitement de certains troubles mentaux. Reste que les outils technologiques de langue française fournissant une méthode d’intervention pour la dépression et la crise suicidaire sont inexistants. La présente conférence présente l’état des lieux dans le domaine et les grandes lignes du développement d’une application en téléphonie mobile pour la prévention du suicide.
Présentation à venir

Atelier #4

Andriessen

14:15-15:15
Karl Andriessen, MSuicidology
Prévention du Suicide dans des Centres de soins de Santé Mentale, Gand, Belgique
Aide en ligne aux proches après le suicide: ce qui est disponible sur Internet et des recommandations aux fournisseurs de soins de santé


Résumé : Internet est une source énorme d’information et d’aide aux proches après un suicide mais la connaissance actuelle sur la nature et la qualité du matériel en ligne est très limitée. Cette étude a permis d’examiner quelles informations et quels types d’aide les proches parents après un suicide peuvent retrouver en ligne en anglais et en néerlandais (la langue maternelle du premier auteur). L’étude avait également comme objectif d’examiner la qualité d’un tel matériel ainsi que les similitudes/différences entre les sources en ligne dans ces deux langues. Internet a été scruté avec les moteurs de recherche populaires en anglais (Google, Yahoo!, Bing/MSN et Ask) et en néerlandais (Google et Yahoo!) avec une série de termes de recherche concernant la perte, le deuil et l’aide après un suicide. Les sites web retrouvés ont fait l’objet 1) d’une catégorisation d’après les auteurs et le contenu et 2) les sites les plus fréquemment identifiés ont été analysés d’après leur structure et leur contenu. L’étude a repéré ainsi 145 anglophones et 95 sites web néerlandophones avec une grande variété de qualité et de fiabilité . Bien qu’il y ait des similitudes dans les deux groupes linguistiques quant à l’offre du matériel en ligne, il existe des différences qui peuvent s’expliquer par des facteurs culturels et l’organisation de l’aide aux proches après un suicide.
La présentation conclut par quelques recommandations aux associations qui désirent offrir de l’aide en ligne aux proches après un suicide.
Présentation à venir

Atelier #5

Kerkhof

15:30-16:30
Prof. Dr. Ad Kerkhof, Ph.D.
Professeur de psychologie, psychopathologie et prévention du suicide à la Vrije Université d’Amsterdam
L’approche cognitive-béhaviorale pour traiter la rumination suicidaire par le biais de sites web (PDF)

Résumé: Objectif : Déterminer si une intervention sur Internet peut s’avérer efficace dans la réduction des idéations suicidaires.
Conception, paramètres et participants : Un essai contrôlé randomisé comparant une auto-intervention pour les idéations suicidaires via Internet (n=116) et un groupe de contrôle en provenance d’une liste d’attente (n=120) a été effectué. Entre octobre 2009 et novembre 2010, 236 adultes ont participé. Les évaluations ont eu lieu lors du premier contact et par la suite, 2, 4 et 6 semaines après le contact initial.
Intervention : Notre intervention repose sur une approche cognitive, utilisant surtout des techniques cognitives-behaviorales. Elle consiste en 6 modules, chacun prenant une semaine à compléter. Bien qu’il n’y ait pas d’aide structurée qui soit offerte, les participants peuvent recevoir jusqu’à 6 courriels de motivation et ont l’opportunité de poser des questions sur le site web, auxquelles on répond via une section FAQ (questions fréquemment posées).
Critère d’évaluation principal : Toutes les mesures sont auto-rapportées. La première mesure consiste les idéations suicidaires, mesurées par l’échelle de Beck pour les idéations suicidaires. Les mesures secondaires concernaient les symptômes de dépression, d’anxiété, de désespoir, de rumination, de même que l’état de santé général.
Résultats : présentés lors de cette conférence.
Conclusions : L’aide auto-administrée en ligne est plus efficace dans la réduction des idéations suicidaires que le fait d’être en liste d’attente. D’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

16:30-17:00
Mot de conclusion

La vie après une tentative de suicide

du 1er au 3 juin 2011

Chaque année au Québec, près de 30 000 personnes font une tentative de suicide. Certaines d’entre elles souffriront de séquelles importantes au plan psychologique ou physique. Par quels moyens ces personnes parviennent-elles à redonner un sens à leur vie après avoir tenté d’y mettre fin prématurément? Quels sont les enjeux entourant leur réinsertion à l’intérieur de leur famille, de leur cercle d’amis, de leur milieu de travail? Quelles sont les interventions prometteuses auprès de cette clientèle? À partir de témoignages éclairants et de conférences offrant une diversité de perspectives cliniques et théoriques, cet Institut d’été vise à identifier les conditions qui favorisent le rétablissement après une tentative de suicide et les moyens à même de soutenir leur implantation.

Près de 80 personnes ont assisté à chacune des journées. Les présentations des conférenciers sont disponibles en cliquant sur le titre de celles-ci ci-bas.

Mercredi 1er juin 2011

Mot de bienvenue et introduction

Michel Tousignantprofesseur retraité, département de psychologie, UQÀM

Quels sont les facteurs associés à un risque accru de décès par suicide après une tentative (PDF)

Janie Houleprofesseure, département de psychologie, UQÀM, chercheure, CRISE
Cette présentation fera un bref survol des études longitudinales ayant suivi, sur une période de 1 à 25 ans, des personnes admises à l’urgence suite à une tentative de suicide. Les principaux facteurs associés à un risque accru de décès par suicide seront identifiés, de même que les implications qui en découlent pour la pratique.

Portrait du recours aux services avant et après une tentative de suicide qui requiert une hospitalisation (PDF)

Danielle Routhiertravailleuse sociale, coordonnatrice de recherche, Institut universitaire de santé mentale Douglas 
Il est largement établi qu’une tentative de suicide antérieure et que les troubles mentaux constituent d’importants facteurs de risque de suicide. Les services de santé ont sans contredit un rôle important à jouer en matière de prévention du suicide. À partir de données médico-administratives, un portrait des patrons de recours aux services à des fins de santé mentale avant et après une hospitalisation pour tentative de suicide est réalisé chez l’ensemble des montréalais. On pose un regard particulier sur la relation entre les diagnostics de schizophrénie ou de dépression et les niveaux de services utilisés (première ligne ou spécialisés). Les résultats laissent poindre des avancés en matière de prévention. Par contre, d’autres constats inquiètent.

La tentative de suicide vulnérabilités et opportunités (PDF)

Brigitte Lavoiepsychologue 
L ’ensemble des services doit mieux reconnaître la vulnérabilité des personnes qui viennent de faire une tentative de suicide. Cette fragilité impose un suivi plus étroit et des actions proactives. Les semaines qui suivent une première crise cardiaque sont aussi cruciales pour changer des habitudes de vie en faveur d’une meilleure santé cardiaque. Et si le clinicien voyait la tentative de suicide comme un moment crucial pour changer des habitudes de vie en faveur d’une meilleure santé mentale? Les recherches sur la psychologie positive nous ont appris comment certaines personnes ont fait pour rebondir après avoir connu le pire. Le clinicien peut utiliser ces connaissances pour aider les personnes à apporter des changements significatifs et durables à la vie qui suivra la tentative.

Place des thérapies cognitives et comportementales dans le traitement de la dépression avec complications suicidaires (PDF)

Réal Labelleprofesseur, département de psychologie, UQÀM, chercheur, CRISE et Hôpital Rivière-des-Prairies
Aujourd’hui, les thérapies cognitives et comportementales qui prennent leurs sources dans un ensemble de données scientifiques semblent très prometteuses pour vaincre les conduites suicidaires. En fait, cette approche psychothérapeutique permet d’enrichir la conceptualisation des conduites suicidaires parce qu’elle propose des hypothèses qui tiennent compte à la fois des facteurs de risque et de protection, et qu’elle favorise des stratégies de traitement axées sur l’alliance thérapeutique, les compétences psychosociales, les comportements adaptés et l’immunisation contre l’adversité. Cette présentation vise à mettre en lumière ce cadre particulier de soins et à discuter de la pratique clinique à partir d’exemples de cas. Cette conférence s’adresse à un large public qui est confronté aux conduites suicidaires.

Reprendre le travail un défi et un soutien pour l’équilibre de la personne (PDF)

Alain DuboisConseiller d’orientation, Institut de Réadaptation en Déficiences Physiques de Québec
Le travail occupe une place importante dans notre société occidentale contemporaine. Il n’est donc pas surprenant qu’il représente un enjeu important pour la personne qui a vécu un moment de crise. Reprendre le travail suscite souvent chez la personne un mélange de la crainte de ne pouvoir réussir à rencontrer les exigences du milieu travail et du désir de saisir l’occasion d’affirmer son autonomie. S’appuyant sur une réflexion issue de la pratique clinique, la communication présentera des repères pour mieux comprendre la signification du travail chez la personne engagée dans une démarche de réinsertion au travail afin de l’accompagner dans ce processus qui est à la fois une épreuve mobilisant ses ressources et un moyen pour donner un sens à sa vie.

JEUDI 2 JUIN 2011

Que faire de sa tentative de suicide?

Maxime Olivier Moutierauteur et psychanalyste, École Lacanienne de Montréal
Pour que cet instant devienne un acte, donc un tournant dans une existence, et éviter que le tout se répète, comment le monde dans lequel nous sommes traite-t-il la tentative de suicide?  Quelqu’un qui parle de sa tentative de suicide est au moins quelqu’un qui n’est pas mort.  La kyrielle d’intervenants dans le domaine de la santé mentale peut-elle aider à ce que cela se forme pour une personne comme point de départ à une mise au savoir féconde, ou non?  N’y aurait-il pas mieux à faire de son suicide que de tenter de l’oublier?

Une tentative de suicide : un changement de vie vers le meilleur ou vers le pire (PDF)

Suzanne Lamarre, M.D., médecin psychiatre, Hôpital St-Mary’s
Le principal indicateur pour des risques élevés de suicide lors d’une évaluation de risques suicidaires est une tentative de suicide antérieure. Les idées suicidaires sont aussi des facteurs de risque importants tout comme les suicides chez des membres de la famille. Le suivi de la personne suicidaire selon les critères des bonnes pratiques consistent actuellement à traiter cette dernière et à faire assurer sa sécurité par les siens sans se préoccuper du nouveau mode de vie que ce geste suicidaire et cette surveillance même peuvent entrainer. À partir de ses observations sur ce changement de vie vers le pire, l’auteure de cette présentation décrira son approche auprès de la personne suicidaire et des siens qui consiste à amener ces derniers à éliminer pour de bon toute solution suicidaire parmi eux. C’est une approche fondée sur la réciprocité et sur les valeurs de collaboration. Un DVD illustrant cette approche sera aussi disponible.

Programme de suivi étroit intégré dans la communauté : dans l’œil du cyclone (PDF)

Manon St-Laurentresponsable du programme de suivi étroit/intégré, et Geneviève Dion psychosociologue, chef d’équipe et intervenante, Centre  de prévention du suicide et d’intervention de crise du Bas-St-Laurent
Une tentative de suicide c’est le passage d’un cyclone dans la vie d’une personne et de ses proches. Après le désastre, la personne doit se reconstruire et donner sens à l’événement. L’accompagnement au cœur de la tempête est le premier pas vers la restauration d’un équilibre intérieur et c’est ici que débute le suivi étroit/intégré. Après 3 ans de services, nous dressons le portrait des actions posées au sein de cette approche spécifique et un bilan de ses réalisations.

Le suicide et les tentatives de suicides en milieu autochtone : piste de survie (PDF)

Nathalie Morinanthropologue, coordonnatrice de recherche, CRISE, UQAM 
Les suicides et les tentatives de suicide ont des taux très élevés dans certaines communautés autochtones du Québec. Sur le plan historique, des générations successives ont vécu des traumas multiples, ce qui a eu des conséquences autant pour les collectivités, les familles que pour les individus. Ces ruptures ont provoqué des séquelles et des marques profondes dans le tissu social, l’identité culturelle et le lien entre parents et enfants. Étant donné la taille réduite de ces communautés et les liens étroits, une seule tentative de suicide ou un seul décès par suicide peut produire un impact immédiat important. Dans ces conditions, comment s’organise la vie après une tentative de suicide dans une communauté autochtone ? Peut-on penser à des interventions communautaires plutôt qu’individuelles ou en complément de celles-ci? Comment une communauté peut-elle se mobiliser ou non?

VENDREDI 3 JUIN 2001

Prévenir la récidive de tentatives de suicide : vers une compréhension des parcours de soin selon le genre (PDF)

Brian Misharaprofesseur, département de psychologie, UQÀM, directeur, Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie
Le CRISE, avec plusieurs partenaires, effectue présentement une recherche portant sur le parcours de soin des personnes qui se présentent à l’urgence d’un centre hospitalier suite à une tentative de suicide. Cette recherche, qui vise à suivre pendant 18 mois 700 personnes qui ont fait une tentative, a pour but d’identifier les pratiques et interventions qui contribuent à diminuer les risques de suicide. Cette recherche permettra de décrire les services et soins que reçoivent les personnes ayant fait une tentative de suicide et permettra également d’identifier les caractéristiques liées aux interventions qui contribuent à la diminution des comportements suicidaires. Nous présenterons les résultats préliminaires de cette étude et discuterons des enjeux dans la prévention des récidives et l’amélioration de l’adaptation des personnes suite à leur tentative selon les recherches antérieures ainsi que les données préliminaires de notre étude.

Suivi intensif dans le milieu : un service adapté aux besoins des personnes vivant avec une maladie mentale grave et persistante (PDF)

Sylvie Robillardinfirmière communautaire et Danny Lamoureux, psychoéducateur, SIM (Suivi intensif dans le milieu), Centre hospitalier de Granby
Le fonctionnement du service de suivi intensif dans le milieu sera décrit, de même que l’approche utilisée en fonction des besoins particuliers de la clientèle et des territoires desservis. À l’aide de vignettes cliniques, le vécu des personnes ayant été aux prises avec des idéations ou des tentatives suicidaires sera abordé en mettant l’accent sur la façon dont elles ont recommencées à fonctionner au quotidien suite à leur rétablissement.

Comment soutenir les proches après qu’un être cher a fait une tentative de suicide (PDF)

Melissa Lutchman , Responsable du service aux proches et à la famille, Suicide Action Montréal
Une personne qui fait une tentative de suicide, c’est très inquiétant pour ses proches (membres de la famille, amis, collègues, connaissances). Ceux-ci ont besoin d’être soutenus et guidés dans le soutien de la personne qui a tenté de s’enlever la vie. Ces proches sont de puissants facteurs de protection pour éviter les récidives de passage à l’acte. Ils sont des raisons de vivre, des intermédiaires souvent essentiels entre la personne en détresse et les services d’aide ainsi qu’une source de soutien déterminante. Les proches jouent donc un rôle absolument unique en prévention du suicide, assurant un filet de sécurité pour la personne suicidaire. Malheureusement, en dépit de leur contribution déterminante, les proches demeurent rarement considérés dans les interventions. Cette présentation permet d’identifier différents moyens pour mettre à profit l’énorme potentiel d’intervention des proches auprès des personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide et d’en explorer les impacts positifs tant pour les personnes en détresse que pour leurs proches.

Suicide et milieu de travail

du 9 au 11 juin 2009

Annuellement au Québec, 500 milieux de travail et environ 10 000 personnes sont touchés par le décès par suicide d’un collègue de travail. Une problématique complexe qui soulève plusieurs questions : Y a–t-il des professions, des métiers plus à risque de suicide? Comment pouvons-nous aider les collègues de travail? Pouvons-nous aider les aidants? Comment se traduisent les interventions organisationnelles? Quelles sont les réactions des équipes de travail? Peut-il y avoir un risque de contagion? Comment se manifeste les réactions de l’entourage? Cet institut d’été vise à permettre, sur la base de différentes perspectives théoriques, cliniques et pratiques, l’amorce d’une réflexion sur les liens entre suicide et milieu de travail. Il vise également le développement des connaissances et le dégagement de pistes de réflexion en vue d’améliorer les interventions suite au décès par suicide d’un travailleur selon la spécificité des milieux de travail.

Lieu de l’événement : Les conférences se tiendront à l’UQAM, au local DS-R520 (au niveau rez-de-chaussée du pavillon J.-A.-DeSève, situé au 320, rue Sainte-Catherine Est).
Cliquez ici pour le plan de l’UQAM.

Programme du 6e Institut d’été
Cliquez ici pour l’horaire détaillé (PDF)
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MARDI 9 JUIN

Introduction théorique: Le suicide et sa prévention ainsi que les liens avec les troubles mentaux

Brian Mishara, Ph.D., professeur, département de psychologie, UQAM; directeur du CRISE

Prévention des problèmes de santé psychologique en milieu de travail

Gilles Dupuis, Ph.D., professeur, département de psychologie, UQAM; directeur scientifique, Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP); chercheur, département de médecine psychosomatique, Institut de Cardiologie de Montréal
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L’adaptation des interventions selon les spécificités des milieux

Table ronde animée par Geneviève Garneau, M.Sc., anthropologie, CRISE, UQAM

Panélistes:

  • Normand Martin, Ph.D., psychologue, Programme d’aide aux policiers et policières, Service de police de la ville de Montréal (SPVM)
  • Ginette Lafleur, candidate au doctorat en psychologie, CRISE, UQAM
  • Daniel Champagne, conseiller à la formation, Fonds de solidarité, FTQ
  • Laurent Garneau, responsable, secteur communautaire du Centre de prévention du suicide de Chicoutimi; diplômé en travail social, réadaptation et animation sociale

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MERCREDI 10 JUIN

Le suicide au travail, facteurs de risque professionnels

Gaëlle Encrenaz, Ph.D., épidémiologie, boursière de recherche du programme stratégique de formation transdisciplinaire en recherche sur le suicide et sa prévention des IRSC, CRISE, UQAM
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Discussion des cas cliniques portant sur le suicide en milieu de travail

Brian Mishara, Ph.D., professeur, département de psychologie, UQAM; directeur du CRISE

Comment prévenir le suicide des aidants?

Table ronde animée par Julie Denoncourt, candidate au doctorat en psychologie, CRISE, UQAM

Panélistes:

  • Brian Greenfield, M.D., pédopsychiatre, Hôpital de Montréal pour Enfants, Université McGill
  • Françoise Roy, consultante en prévention suicide et en développement des compétences
  • Géraldine Lavis, responsable de la formation de ligne, Suicide Action Montréal

JEUDI 11 JUIN

Le retour au travail après une tentative de suicide

Francis Roy, candidat au doctorat en psychologie, CRISE, UQAM
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Harcèlement psychologique au travail: rupture du lien de travail et exclusion de la vie sociale peuvent-elles conduire une victime au suicide?

Nathalie Jauvin, Ph.D., Sc. Humaines Appliquées, chercheure CSSS de la Vieille Capitale, équipe RIPOST; stagiaire postdoctorale, Université Laval
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Les sentinelles en milieu de travail

Xénia Halmov, éducation spécialisée, formatrice accréditée Association québécoise de suicidologie (AQPS); coordonnatrice de la formation de la Montérégie
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Postvention en milieu de travail

Françoise Roy, consultante en prévention suicide et en développement des compétences
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Réussir le transfert des connaissances dans les organisations

François Chagnon, Ph.D., professeur, département de psychologie, UQAM; titulaire de la chaire d’étude CJM-IU-UQAM sur l’application des connaissances; directeur associé au CRISE
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Inscription

L’institut s’adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux personnes des milieux de pratique concernés par la prévention du suicide et par la problématique du suicide dans les milieux de travail.

La fiche d’inscription est disponible en ligne (remplir et imprimer OU imprimer et remplir, cliquez ici (PDF)). Vous pouvez déposer votre formulaire d’inscription et le paiement au local DS-4815 (Pavillon J.A De Sève), nous le faire parvenir par télécopieur au (514)-987-0350 ou encore le poster à l’adresse suivante:

Institut d’été
CRISE / UQÀM
C.P. 8888, Succursale Centre-Ville
Montréal, Québec
H3C 3P8

Le nombre de place est limité, faites vite!

Le coût

L’inscription à l’ensemble des séminaires se fait pour la modique somme de 146,74$ (130$ + taxes).

Il est également possible de s’inscrire à la journée au coût de 73,37$/jour (65$ + taxes).

La santé mentale et le suicide  du 4 au 6 juin 2008

La question du suicide est étroitement liée aux problèmes de santé mentale dans notre société. Cette question préoccupe de près les intervenants, les planificateurs de programmes et les chercheurs parce qu’ils veulent comprendre la nature de cette association et réduire ainsi les impacts négatifs de la maladie mentale et autres troubles associés. Mais qu’en est-il des liens entre la santé mentale et les problématiques liées au suicide? S’agit-il de phénomènes distincts ou de formes d’expression différentes d’un problème commun? Quel est le rôle des problèmes de santé mentale dans les comportements suicidaires? Cet institut d’été vise à permettre, sur la base de différentes perspectives théoriques et cliniques, l’amorce d’une réflexion plus large sur les liens entre santé mentale et suicide pour identifier des avenues prioritaires en recherche et en intervention.

Lieu de l’événement : Les conférences se tiendront à l’UQAM, au local R-M110 (au niveau métro du pavillon des Sciences de la gestion, situé au 315, rue Sainte-Catherine Est).
Cliquez ici pour le plan de l’UQAM.


Programme du 5e Institut d’été
Cliquez ici pour l’horaire détaillé (pdf)

MERCREDI 4 JUIN

Introduction théorique

Brian L. Mishara, Ph.D., professeur au département de psychologie de l’UQAM, directeur du CRISE

Troubles mentaux et comportements suicidaires dans les grandes institutions

Marc Daigle, Ph.D., professeur au département de psychologie de l’UQTR, chercheur au CRISE et au Centre de recherche de l’Institut Philippe Pinel.

Suicide, maladie mentale et aînés

Brian L. Mishara, Ph.D., professeur au département de psychologie de l’UQAM, directeur du CRISE

Adolescents, maladie mentale et suicide

Brian Greenfield, M.D., Hôpital de Montréal pour Enfants, Université McGill


JEUDI 5 JUIN

L’observance psycho pharmacologique chez les jeunes

Catherine Laurier, M.Ps., Ph.D., Boursière de recherche du programme stratégique de formation transdisciplinaire en recherche sur le suicide et sa prévention des IRSC, membre du CRISE, UQAM

Suicide et schizophrénie

Michel Tousignant, Ph.D., professeur au département de psychologie de l’UQAM, chercheur au CRISE
Georgia Vrakas, Ph.D., Boursière de recherche du programme de formation transdisciplinaire en recherche en santé publique et en santé des populations IRSC/RRSPQ, CSSS de Bordeaux-Cartierville-St-Laurent, CRISE, UQAM

Troubles bipolaires et suicide

Andrée Daigneault, M.D., FRCPC, Clinique des maladies affectives, Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal

Maladie mentale, stigmatisation et exclusion : la construction du désespoir

Jean-François Pelletier, Ph.D., Sciences Politiques, Boursier de recherche du programme stratégique de formation des IRSC, Institut de recherche Fernand-Seguin, Université de Montréal


VENDREDI 6 JUIN

Prevalence and comorbidity of mental disorders and suicide attempts

Annette Beautrais, Ph.D., professeure associée à l’École de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Christchurch en Nouvelle Zélande

Dépression et suicide

Gustavo Turecki, M.D., professeur à l’Université McGill et directeur du Groupe McGill d’études sur le suicide à l’Hôpital Douglas

Ambivalence parentale et suicide chez l’enfant et l’adolescent

Mounir Samy, M.D., FRCPC, psychiatre et psychanalyste, professeur agrégé de psychiatrie de l’Université McGill, Centre de Santé de l’Université McGill (CUSM), l’Hôpital de Montréal pour Enfants

L’opinion des cliniciens : qu’est-ce qui dans la maladie mentale mène au suicide?

Table ronde animée par Marie-Carmen Plante, M.D., FRCPC, psychiatre et professeure à l’Université de Montréal, CHUM
Les panélistes :
Suzanne Lamarre, M.D., FRCPC, LFAPA, psychiatre, professeure adjointe au département de psychiatrie de l’Université McGill; Chef du Département de psychiatrie, Centre Hospitalier de St.Mary
Richard Cloutier, Ph.D., professeur titulaire au département de psychologie de l’Université Laval
Brigitte Lavoie, M.Ps., psychologue, conseillère clinique, Suicide-Action Montréal


Inscription

L’Institut s’adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux personnes des milieux de pratique concernés par la prévention du suicide, ainsi que par la prévention et l’intervention auprès des personnes présentant des problèmes de santé mentale.

La fiche d’inscription est disponible en ligne (cliquez ici  (PDF)). Vous pouvez déposer votre formulaire d’inscription et le paiement au local DS-4815 (Pavillon J.A De Sève), nous le faire parvenir par télécopieur au (514)-987-0350 ou encore le poster à l’adresse suivante :

Institut d’été
CRISE / UQÀM
C.P. 8888, Succursale Centre-Ville
Montréal, Québec
H3C 3P8

La période d’inscription est prolongée jusqu’au vendredi 30 mai.

Le coût

L’inscription à l’ensemble des séminaires se fait pour la modique somme de 90$ (avant TPS et TVQ). Il est également possible de s’inscrire à la journée au coût de 40$/jour (avant TPS et TVQ).

Pour plus de renseignements

Pour plus d’information n’hésitez pas à communiquer avec :
Sylvaine Raymond (514-987-3000 poste 1686)
ou Jean-Yves Boucher (514-987-4832).

Vous pouvez aussi communiquer avec nous à l’adresse crise@uqam.ca ou au CRISE/UQAM, C.P. 8888. Succursale Centre-ville, Montréal, Québec, Canada, H3C 3P8.

Cet institut d’été est une activité du Programme de formation stratégique en recherche sur le suicide et sa prévention du CRISE et a été implanté grâce au partenariat établi entre l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) et le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Suicide et alcool du 13 au 15 juin 2007

Sous la présidence de Brian Mishara et Louise Nadeau

Le suicide et l’alcool affectent notre société et concernent directement les intervenants, les planificateurs de programmes et les chercheurs préoccupés de mieux en comprendre les sources et d’en réduire les impacts négatifs. Mais qu’en est-il des liens entre l’alcool et le suicide? S’agit-il de phénomènes distincts ou de formes d’expression différentes d’un problème commun? Quel est le rôle de l’abus de l’alcool dans les comportements suicidaires et quel est le rôle des intoxications aiguës ? Cet institut d’été vise à permettre, sur la base de différentes perspectives théoriques de la recherche et cliniques, l’amorce d’une réflexion plus large sur les liens entre l’alcool et le suicide et l’identification des avenues prioritaires pour le futur des interventions et de la recherche.

MERCREDI 13 JUIN
Suicide et alcool : état des lieux

  • L’alcool : plaisir et problème,
    Tour d’horizon sur l’alcool dans le monde occidental : histoire, étiologie, modèles théoriques et données actuelles
    Louise Nadeau, Ph.D. , professeure titulaire, psychologie, Université de Montréal
    Cliquez ici pour une copie pdf de la présentation (PDF)
  • Le suicide : défis de prévention
    Tour d’horizon sur le suicide dans le monde, au Canada et au Québec : histoire, étiologie, modèle théorique, données actuelles et programmes de prévention
    Brian Mishara, Ph.D ., professeur en psychologie, Directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE), Université du Québec à Montréal
    Présentation à venir
  • Suicide et alcool : une dyade explosive
    Liens entre alcool et suicide : données épidémiologiques
    Comprendre le processus : problèmes indépendants ou facteurs de risque communs?
    Contexte de consommation et tendances futures
    Catherine Paradis , M.A., Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention (GRASP), Université de Montréal
    Pour des informations sur sa présentation, svp communiquez avec madame Paradis : catherine_paradis@yahoo.ca
    Louise Nadeau, Ph.D. , professeure titulaire, psychologie, Université de Montréal

Synthèse de la journée : Brian Mishara et Louise Nadeau

JEUDI 14 JUIN
Suicide et alcool : effets, facteurs associés, groupes à risque

  • Liens entre suicide et alcool : Quels consommateurs, quelle consommation, quels gestes suicidaires et comment comprendre les liens ?
    Gabriel Diaconu, M. D. Stagiaire postdoctoral, CRISE, Université du Québec à Montréal
    Thomas Wenzel , M. D. Psychiatre, Université de Vienne et Stagiaire postdoctoral, CRISE, Université du Québec à Montréal
    Présentation à venir

Certains groupes à risque  :

VENDREDI 15 JUIN
Prévention, interventions et suivis

  • Données probantes et programmes prometteurs de la prévention de la toxicomanie et en prévention du suicide
    Le client toxicomane suicidaire
    Approches axées sur la communauté et sur la famille
  • Intervention dans un contexte de crise suicidaire :
    Repérage, identification et évaluation de la situation : potentiel suicidaire, degré d’intoxication, potentiel de violence
  • Intervention et suivis :
    Choix de traitement : séquentiel, simultané
    Concertation et travail en réseau
    Danielle DuhamelM.A., psychologue, Clinique Cormier-Lafontaine
    Cliquez ici pour une copie pdf de la présentation

    Marie Lecavalier
    M.A., Direction des services professionnels, Centre Dollard- Cormier
    Brigitte Lavoie, M.Ps., Suicide Action Montréal
    Cliquez ici pour une copie pdf de la présentation
    Françoise Roy , M. E ., Direction de la santé publique, ASSS, Montérégie
    lCliquez ici pour une copie pdf de la présentation

Synthèse de la journée : Brian Mishara et Louise Nadeau

Renseignements

Pour plus d’information n’hésitez pas à communiquer avec :
Sylvaine Raymond (514-987-3000 poste 1686) raymond.sylvaine@uqam.ca ou Jean-Yves Boucher (514-987-4832). crise@uqam.ca

Ce programme est une activité du Programme stratégique de formation transdisciplinaire en recherche sur le suicide et sa prévention du CRISE et a été implanté grâce aux partenariats établis entre l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) et le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie(CRISE) de l’Université du Québec à Montréal..

La violence et le suicide

du 5 au 8 juin 2006

La violence et le suicide affectent notre société et concernent directement les intervenants, les planificateurs de programmes et les chercheurs préoccupés de mieux en comprendre les sources et d’en réduire les impacts négatifs. Mais qu’en est-il des liens possibles entre la violence perpétrée envers les autres et le suicide? S’agit-il de phénomènes distincts ou de formes d’expression différentes d’un problème commun? À ce jour, la recherche a majoritairement abordé la violence perpétrée envers les autres et le suicide comme des champs différents en accordant peu d’attention aux liens entre ces deux phénomènes. Cet institut d’été vise à permettre, sur la base de différentes perspectives théoriques, l’amorce d’une réflexion plus large sur les liens possibles entre la violence et le suicide et l’identification des avenues prioritaires pour le futur des interventions et de la recherche.


LUNDI 5 JUIN

Violence et suicice chez les délinquants jeunes et adultes

Marc Daigle : Ph.D., professeur au département de psychologie de l’UQTR, chercheur au CRISE et au Centre de recherche de l’Institut Philippe Pinel.
François Chagnon : Ph.D., professeur associé au département de psychologie de l’UQAM, assistant-directeur du CRISE.

De quelques violences qui tuent : statuts de la violence et de la mort contemporaines et « logiques » suicidaires

Luce Des Aulniers : Ph.D. d’État, anthropologue, travailleuse sociale, professeure titulaire au département de communication sociale et publique et en Études sur la mort de l’UQAM.


MARDI 6 JUIN

Les attentats-suicides à la bombe : une forme de violence universelle bien que spécifique

Parviz Haggi-Mani : Ph.D., Physique théorique, Boursier de recherche du programme stratégique de formation des IRSC, membre du CRISE.

Violence et suicide: aspects épidémiologiques

Danielle St-Laurent : M.A., MSG, sociologie et épidémiologie, Coordonnateur scientifique de l’Unité connaissance-surveillance de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et chercheur au CRISE

Homicide-suicide dans la famille : éléments épidémiologiques et psycho-criminologiques

Jacques Marleau : Ph.D., Sciences biomédicales, Chercheur titulaire à l’Institut Philippe Pinel de Montréal, Boursier de recherche du (FQRSC).


MERCREDI 7 JUIN

Troubles mentaux et violence

Gilles Côté : Ph.D., psychologue, Directeur du Centre de recherche de l’Institut Philippe Pinel de Montréal, Professeur régulier au Département de psychologie de l’UQTR et professeur associé à la Faculté de médecine de l’UdM.

Services et prise en charge des personnes suicidaires et violentes

Alain Lesage : M.D., M.Phil., professeur titulaire au Département de psychiatrie de l’UdM, Centre de recherche Fernand-Seguin et Hôpital Louis-H Lafontaine.
Yvan Pelletier : M.D., FRCPC, psychiatre, Chef du département de psychiatrie à l’institut Albert-Prévost de l’Hôpital Sacré-Cœur de Montréal.


JEUDI 8 JUIN

Trauma, stress post traumatique et comportement suicidaire dans une perspective psychanalytique

Mounir Samy : M.B., B.Ch; FRCPC, psychiatre et psychanalyste, professeur agrégé de psychiatrie, Université McGill.

Impulsivité, agressivité et suicide : une perspective biomédicale

Gustavo Turecki : MD, Ph.D., psychiatre, chaire William Dawson, professeur agrégé aux Dépts. de psychiatrie et de génétique humaine de l’Université McGill; directeur du Groupe McGill d’études sur le suicide et chef du programme des troubles dépressifs de l’Hôpital Douglas.

Liens entre violence et suicide dans des communautés autochtones : étude de cas

Michel Tousignant : Ph.D., Professeur au Département de psychologie de l’UQÀM, chercheur au CRISE.


Qui devrait s’inscrire?

L’Institut s’adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux personnes des milieux de pratique concernés par la prévention du suicide. Le nombre de place est limité. La fiche d’inscription est disponible sur le site Internet du CRISE.

Inscription

Pour vous inscrire, cliquez ici (PDF) pour télécharger le formulaire et nous le faire parvenir dûment complété et accompagné des documents demandés. Le nombre de place est limité.
Vous pouvez déposer vos formulaires d’inscription et le paiement au local DS-4815 (Pavillon J.A De Sève), nous les faire parvenir par télécopieur au (514)-987-0350 ou encore les poster à l’adresse suivante :

Institut d’été
CRISE / UQÀM
C.P. 8888, Succursale Centre-Ville
Montréal, Québec
H3C 3P8

Coût

Le coût pour l’inscription à l’ensemble des séminaires est de 295$. Il est également possible de s’inscrire à la journée au coût de 90$.

Renseignement

Pour plus d’information n’hésitez pas à communiquer avec :
Geneviève Garneau (514-987-3000 poste 2255)
ou Jean-Yves Boucher (514-987-4832).

Ce programme a été implanté grâce aux partenariats établis entre l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) et le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Programme :

La prévention du suicide, en particulier l’accompagnement des jeunes et des enfants en deuil, interpelle la société tout entière. Dans le cadre de la deuxième édition de son Institut d’été, le CRISE offre deux séries de séminaires, d’une durée d’une semaine chacun, portant spécifiquement sur deux thématiques de pointe concernant les enfants, les jeunes et le suicide :

  • Deuil et suicide chez les enfants du 2 au 5 mai, de 9h à 16h30
  • Approches psychothérapeutiques auprès des jeunes suicidaires et recherche des meilleures pratiques en santé mentale du 16 au 19 mai, de 9h à 16h30

Deuil et suicide chez les enfants

du 2 au 5 mai, de 9h à 16h30, avec :

Michel Hanus M.D., Ph.D., psychiatre, psychanalyste et professeur de psychiatrie, président de la Société de thanatologie, de la Fédération Européenne « Vivre son deuil », secrétaire de l’ Union nationale pour la prévention du suicide et auteur de plusieurs ouvrages, dont Le deuil après le suicide et Enfant en deuil, portraits du chagrin.

Contenu

Les séminaires portent sur la problématique du suicide chez les enfants, les enfants endeuillés par suicide, ce que les enfants pensent de la mort, comment les enfants vivent le deuil, comment s’effectue le travail de deuil chez les enfants, les complications du deuil chez les enfants et l’accompagnement d’enfants endeuillés.

Objectifs

Au terme de la série de séminaires, les participantes et les participants auront une meilleure compréhension de la problématique du suicide et du deuil chez les enfants.

Objectifs spécifiques

  • Comprendre les perceptions de la mort chez les enfants.
  • Comprendre la problématique du deuil et du suicide chez les enfants.
  • Comprendre les principes de l’intervention et de l’accompagnement chez les enfants qui sont en deuil.
  • Comprendre les principes de l’intervention et de l’accom-pagnement chez ceux qui se suicident et chez ceux qui sont en deuil à la suite d’un suicide.
  • Identifier les défis à relever en ce qui a trait à la prévention du suicide chez les enfants.

Description et horaire des séminaires (sujet à modification)

1. Les perceptions de la mort chez les enfants.

Compréhension des concepts de la mort et du suicide chez les enfants : présentation des données de recherche. Particularités développementales et cognitives des enfants.

2. Le deuil chez les enfants : comment les enfants vivent ledeuil?

Impact du décès d’une personne significative chez les enfants. Comment comprendre le deuil chez les enfants?

3. Le deuil chez les enfants : comment s’effectue le travail de deuil?

Les étapes spécifiques du deuil chez les enfants. La résolution positive du deuil.

4. Le deuil chez les enfants : les complications du deuil.

Qui sont les enfants endeuillés les plus menacés? Stigmatisation du deuil par suicide. Risque de surmortalité et risques suicidaires.

5. L’intervention : l’accompagnement d’enfants endeuillés.

Qui doit accompagner les enfants endeuillés? Interventions individuelles et interventions de groupe. Les étapes de l’accompagnement auprès des jeunes endeuillés.

 6. La problématique du suicide chez les enfants.

Anatomie du suicide et des tentatives de suicide chez les enfants : données épidémiologiques, facteurs de risque, biologie et génétique, typologie des suicides, explications avancées pour tenter de comprendre les comportements suicidaires chez les enfants : fonctionnement psychique, environnement familial, éléments déclencheurs.

7. L’intervention : les enfants endeuillés par suicide.

Les facteurs de risque augmentant le risque suicidaire chez les enfants endeuillés sont variés et commandent une vigilance particulière. Accompagner les enfants en deuil à la suite d’un suicide constitue, au plan de l’intervention, une démarche de prévention en soit.

 8. Séminaire d’intégration : deuil et suicide chez les enfants.

Synthèse des informations étudiées dans le cadre des séminaires proposés. Identification des pistes les plus pertinentes à explorer pour mieux intervenir auprès des enfants.

Approches psycho-thérapeutiques auprès des jeunes suicidaires et recherche des meilleures pratiques en psychothérapie en santé mentale

du 16 au 19 mai, de 9h à 16h30, avec :

Réal Labelle
Ph.D., psychologue, professeur au département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières et chercheur au CRISE et au Service de recherche de l’hôpital Rivière-des-Prairies.

Mounir Samy
M.D., CH.B., F.R.C.P.C., psychiatre et psychanalyste, professeur agrégé au département de psychiatrie de l’Université McGill.

Martine Flament
M.D., Ph.D. F.R.C.P.C., pédopsychiatre et professeure aux départements de psychiatrie et de psychologie de l’Université d’Ottawa.

Jean-Jacques Breton
M.D., M.Sc, pédopsychiatre et professeur agrégé de clinique au département de psychiatrie de l’Université de Montréal, chercheur au Service de recherche de l’hôpital Rivière-des-Prairies et au Centre de recherche Fernand Seguin et membre du Groupe McGill d’études sur le suicide.

Contenu

En dressant un portrait des psychothérapies cognitivo-comportementales, psychodynamiques et familiales auprès des personnes suicidaires, on présente l’état des connaissances au niveau international en ce qui a trait à l’efficacité de ces psychothérapies en santé mentale. Plus particulièrement, la question du suicide, de la dépression et de l’efficacité de traitement chez l’enfant et chez l’adolescent est étudiée.

*La dernière journée de cette série de séminaires est organisée en collaboration avec le Service de recherche de l’Hôpital Rivière-des-Prairies.

Objectifs

Au terme de la série de séminaires, la participante ou le participant aura une meilleure compréhension des modèles d’interventions psychothérapeutiques en santé mentale basés sur les meilleures pratiques au plan international. Elle ou il pourra voir l’application de ces psychothérapies auprès de jeunes suicidaires et sera en mesure de :

  • Connaître les psychothérapies cognitivo-comportementales, psychodynamiques et familiales.
  • Identifier les principes et le processus d’intervention au niveau clinique auprès de jeunes suicidaires.
  • Avoir une meilleure connaissance des facteurs psychosociaux et psychodynamiques opérants chez l’individu suicidaire ainsi que de l’intervention de ces facteurs entre eux.
  • Avoir une meilleure compréhension de l’importance de la formulation psychodynamique dans l’intervention de crise et des fondements de l’engagement thérapeutique dans les situations de risque de suicide.
  • Analyser l’efficacité des psychothérapies cognitivo-comportementales, psychodynamiques et familiales en santé mentale, selon les meilleures pratiques.
  • Connaître les défis à relever en ce qui a trait à l’intervention auprès de jeunes suicidaires.

Description et horaire des séminaires (sujet à modification)

Psychothérapies cognitivo-comportementales et familiales auprès des personnes suicidaires

le 16 mai 2005, avec Réal Labelle

Séminaire1 – de 9h à 12h

Présentation des fondements théoriques et des principes fondamentaux des psychothérapies cognitivo-comportementales et familiales chez l’adulte en général et chez le jeune en particulier. Comment situer la TCC dans l’histoire et les différents systèmes thérapeutiques? Quelles sont les indications de la TCC? Quelles sont les conclusions des recherches scientifiques sur l’efficacité de la TCC? Quelles sont les critiques les plus répandues sur la TCC?

Séminaire 2 – de 13h30 à 16h30

Illustration du déroulement de thérapies cognitivo-comportementales et familiales. Comment envisager une évaluation, que dire des échelles d’évaluation, quels sont les différents niveaux d’intervention et les principales stratégies d’intervention. Histoire de cas présentant une séance typique de psychothérapie.

Pychothérapies psychodynamiques et familiales auprès des personnes suicidaires

le 17 mai 2005, avec Mounir Samy

Séminaire 3 – de 9h à 12h

Présentation des facteurs psychosociaux et psychodynamiques opérant chez l’individu suicidaire ainsi que l’interaction de ces facteurs entre eux, chez l’adulte en général et chez le jeune en particulier. Relations entre la souffrance psychologique et morale et le suicide.

Séminaire 4 – de 13h30 à 16h30

Fondements de l’intervention d’inspiration psychodynamique : présentation de l’importance de la formulation psychodynamique dans l’intervention de crise et des fondements de l’engagement thérapeutique dans les situations de risque suicidaire considérant la souffrance de l’individu, la perspective temporelle et psychosociales. Démonstration du processus d’intervention lors de psychothérapies d’orientation psychodynamique et familiales auprès de personnes suicidaires.

États des lieux des écrits internationaux sur l’efficacité des psychothérapies cognitivo-comportementales, psychodynamiques et familiales en santé mentale

le 18 mai, avec Martine Flament

Séminaire 5 – de 9h à 12h

Contexte et cadre d’analyse de l’efficacité des approches cognitivo-comportementales, psychodynamiques et familiales. Démonstration de la méthodologie utilisée, des résultats obtenus et des difficultés rencontrées. L’évaluation des psychothérapies en termes d’efficacité : les différents types d’études retenues; les difficultés méthodologiques rencontrées chez l’adulte en général et chez le jeune en particulier; les étapes historiques de l’évaluation de l’efficacité des psychothérapies; les références théoriques des approches psychodynamiques, cognitivo-comportementales et familiales.

Séminaire 6 – de 13h30 à 16h30

Présentation du rapport d’expertise de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) diligenté par la Direction Générale de la Santé (DGS) en France, portant sur l’évaluation de trois approches psychothérapiques. Une attention est portée sur les données de la littérature en ce qui a trait à  : l’évaluation de l’efficacité des approches psychodynamiques, cognitivo-comportementales et familiales; l’évaluation comparative de ces trois approches; l’évaluation de l’efficacité de ces approches pour différentes pathologies; l’évaluation de l’efficacité des psychothérapies chez l’enfant et l’adolescent.

Séminaires d’intégration

Organisés en collaboration avec le service de recherche de l’Hôpital Rivière-des-Prairies.

Le 19 mai, Hôpital Rivière-des-Prairies (adresse et local, à venir)

Séminaire 7 – Séminaire d’intégration

Approches psychothérapeutiques et recherche des meilleures pratiques en santé mentale

de 9h à 12h, avec Réal Labelle et Martine Flament.

Discussion de groupe concernant les implications et les impacts des résultats de l’analyse pour la recherche et la pratique clinique: limites à la généralisation, données empiriques à l’intervention clinique, indications et contre-incations pour le traitement des jeunes suicidaires ou ayant des problèmes de santé mentale.

Séminaire 8 – Conférence publique

Dépression, suicide et efficacité des traitements chez l’enfant et l’adolescent

de 13h30 à 16h30, avec Martine Flament, Jean-Jacques Breton et Réal Labelle.

Thèmes : * Dépression, suicide et efficacité des traitements chez l’enfant, avec Martine Flament.

* Dépression, suicide et efficacité des traitements chez l’adolescent, avec Jean-Jacques Breton et Réal Labelle.

On aborde plus spécifiquement la question de santé mentale sous l’angle de la dépression, du suicide et de l’efficacité des traitements chez les jeunes en particulier. On vise à identifier les questions prioritaires pour la recherche et pour améliorer les interventions cliniques. On vise également à identifier les points communs et les éléments différentiels du traitement des enfants et des adolescents.


Qui devrait s’inscrire?

L’Institut s’adresse aux chercheurs, aux étudiants et aux personnes des milieux de pratique concernés par la prévention du suicide. Les inscriptions débutent le 15 mars 2005 et le nombre de place est limité. La fiche d’inscription est disponible sur le site Internet du CRISE .

Inscription

Pour vous inscrire, cliquez ici (PDF) pour télécharger le formulaire et nous le faire parvenir dûment complété et accompagné des documents demandés. Le nombre de place est limité.

Coût

295$ par semaine pour chacune des deux séries de séminaires.

Lieu

Pavillon Alexandre-de-Sève de l’UQÀM; 320, rue Sainte-Catherine est, Montréal.

Renseignements

Courriel : crise@uqam.ca
Téléphone : 1-514-987-4832
Courrier postal :
CRISE/UQAM, C.P. 8888. Succursale Centre-ville, Montréal, Québec, Canada, H3C 3P8

Le suicide chez les aînés : une perspective internationale

du 26 au 29 avril 2004 avec :

Diego de Leo M.D., Ph.D., FRANZCP, psychiatre, psychologue et professeur de psychiatrie. Il enseigne à la fois à l’Université Queensland, ainsi qu’à l’Université Griffith où il dirige l’Institut australien de prévention du suicide. Auteur et chercheur prolifique, il a dirigé une importante étude internationale sur le suicide parrainée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Reconnu comme l’un des experts mondiaux sur le suicide des personnes âgées, il est coauteur de deux livres. L’un traite de la dépression et du suicide chez les personnes âgées (Depression and Suicide in Late Life). L’autre révèle les conclusions de ses plus récentes recherches (Suicide and Euthanasia In Older Adults : A Transcultural Journey) qui comparent les perspectives et perceptions culturelles du suicide et de l’euthanasie chez les personnes âgées.


Contenu

Les thèmes suivants seront touchés lors du séminaire : l’épidémiologie, les facteurs de risque, les facteurs de prévention, les différences culturelles ainsi qu’un survol des pratiques d’intervention et de prévention. De plus, il abordera les difficultés rencontrées par les cliniciens en ce qui a trait au dépistage du risque suicidaire chez les aînés. Les particularités du suicide chez ce groupe d’âge seront discutées à la lumière des psychopathologies et selon l’hypothèse de la « rationalité ».


Objectifs

Au terme de cette série de séminaires les participantes et les participants auront une meilleure compréhension de la problématique du suicide chez les aînés.


Objectifs spécifiques

  • Se sensibiliser à la réalité du suicide chez les aînés et mieux comprendre ses particularités.
  • Identifier les principales stratégies de prévention et les modèles efficaces en prévention.
  • Identifier les défis à relever en ce qui a trait la prévention du suicide chez les aînés.

Description et horaire des séminaires (sujet à modification)

1. L’épidémiologie du suicide chez les aînés

Identification des facteurs de risque et des modèles multifactoriels en épidémiologie sociale. Le suicide s’explique par la concomitance de facteurs de risque qui relèvent à la fois de la sociologie et de la psychologie.
La question de la sous-déclaration du suicide chez ce groupe d’âge.

2. La vieillesse et le suicide des perspectives culturelles

Les aînés constituent le groupe d’âge qui connaît les plus hauts taux de suicide dans la plupart des pays industrialisés.
La définition de l’idéation et des comportements suicidaires chez les aînés varie selon les régions. Un aperçu des différences entre 10 régions distinctes.
Les problèmes méthodologiques reliés aux comparaisons interculturelles.

3. Caractéristiques psychosociales du suicide chez les aînés

La problématique du suicide chez les aînés répond à une détresse psychologique conditionnée par des troubles psychiatriques, la pauvreté, la maladie physique et la solitude. Ces éléments peuvent engendrer une vulnérabilité suicidaire.

4. Les facteurs de protection

Les facteurs de protection chez les aînés se situent à différents niveaux : individuel, environnemental et culturel. Il est important de bien cerner ces facteurs afin d’intervenir plus efficacement auprès de cette clientèle.

5. Comparaison entre la réalité européenne versus celle du Japon

Ressemblances et différences entre les réalités européenne et japonaise. Le Japon : une illustration d’un exemple de résilience.

6. Les thérapies individuelles et familiales avec les aînés

Un tableau des différentes approches thérapeutiques. Thérapies individuelles et familiales : un exemple de complémentarité. Il dégage les résultats les plus concluants obtenus de son expérience clinique.

7. Interventions communautaires

Modes d’intervention communautaire appliqués dans différents pays. Modèles ayant démontrés leur efficacité. Facteurs à considérer pour appliquer un mode adapté à l’environnement.

8. Programme de prévention du suicide

Synthèse des informations étudiées aux séminaires. Identifier les pistes les plus pertinentes à explorer pour mieux intervenir auprès des aînés. L’importance d’appliquer des programmes aux niveaux de l’intervention primaire (facteurs de protection), secondaire (crise suicidaire) et tertiaire (les endeuillés par suicide).