Facteurs de résilience des jeunes inuits à risque suicidaire au Nunavut

lundi 3 mai 2021

La fréquence élevée des actes suicidaires dans les communautés inuites du nord du Canada est une réalité préoccupante, nécessitant une réponse urgente et efficace. Or, toutes ces communautés n’ont pas la même réalité en la matière. Par ailleurs, si les facteurs de risque du suicide dans ces régions ont fait l’objet de nombreuses recherches, peu se sont intéressés aux facteurs de protection et à la résilience dont font preuve les communautés.

Plusieurs membres des communautés inuites dénoncent cette approche axée sur les facteurs de risque, qualifiée de « pathologisante », et souhaitent plutôt approfondir les connaissances sur la résilience des communautés et de leurs jeunes.

Projet

Ce projet vise à identifier les facteurs qui favorisent la résilience des jeunes Inuit dans les communautés d’Arviat et de Pangnirtung, deux communautés ayant des réalités très différentes en matière de suicide. Développée en collaboration avec des membres des communautés et des organismes locaux et régionaux, cette étude se fonde sur le point de vue inuit pour décrire les forces individuelles et communautaires, les ressources utilisées et désirées, ainsi que les opportunités d’utiliser les stratégies d’adaptation considérées efficaces.

L’étudiante chercheuse a réalisé 32 entrevues individuelles avec des jeunes de 15 à 24 ans. Ces jeunes ont aussi été invités à prendre des photos des personnes et des actions qui les aident à traverser les moments difficiles.

Impacts

Pour les jeunes participants:

  • Réfléchir à leurs forces et identifier des éléments qui les aident à surmonter leurs difficultés
  • Exprimer leur vision de la résilience et de leur communauté, lors des entrevues et à travers leurs photos
  • Participer à une exposition photo

Pour les communautés:

  • Mieux comprendre ce qui favorise la résilience des communautés et de leurs jeunes, grâce à des renseignements contextuels concrets au niveau local
  • Occasion pour les deux communautés de partager leurs connaissances et d’apprendre l’une de l’autre
  • Participer au développement des connaissances: les communautés sont impliquées à toutes les étapes de la recherche pour favoriser l’application durable des connaissances
  • Avoir une rétroaction des résultats par le biais d’une exposition photo et d’une présentation
  • Discuter des résultats avec l’étudiante chercheuse, les participant(e)s et les membres des communautés

Au niveau scientifique:

  • Contribuer à l’avancement des connaissances en intégrant le savoir inuit à des concepts reconnus en suicidologie et en promotion de la santé mentale.
  • Diffuser ces connaissances à travers deux communications orales présentées lors de congrès canadiens en études inuites ou autochtones.

Titre de la thèse

Étude exploratoire descriptive sur les facteurs qui favorisent la résilience des jeunes inuit à risque suicidaire au Nunavut

Léa Plourde-Léveillé, étudiante au doctorat en psychologie, UQAM

Étudiante chercheuse

Léa Plourde-Léveillé, étudiante au doctorat en psychologie, UQAM

Superviseur

Brian L. Mishara, PhD, directeur du CRISE, professeur au département de psychologie, UQAM

Collaborateurs et partenaires locaux

  • Aqqiumavvik society
  • Hamlet of Pangnirtung
  • Avec le soutien de: Embrace Life Council et Quality of Life Secretariat

Financement

  • Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC): Bourse de recherche doctorale & financement
  • Programme de Formation Scientifique dans le Nord (PFSN)– Savoir Polaire: Financement
  • Bourse Dr Jim McDonald – Association universitaire canadienne d’études nordiques (AUCEN)
  • Prix Robert McGhee – Savoir Polaire: Bourse
  • Programme DIALOGUE (relève étudiante) – Fonds de recherche du Québec (FRQ)
  • Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE)