Le CRISE souligne la 1ère Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

jeudi 30 septembre 2021

En ce 30 septembre 2021, le CRISE tient à souligner la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

En tant que centre de recherche ayant pour objectif de mieux comprendre le suicide et d’identifier des méthodes efficaces pour le prévenir et en atténuer les conséquences négatives, nous ne pouvons passer sous silence l’importance de la colonisation et de ses impacts durables sur le suicide dans plusieurs communautés des Premières Nations et Inuit au Canada. Prévenir le suicide dans ces communautés doit nécessairement passer par une pleine reconnaissance du contexte historique et actuel et par l’établissement d’un équilibre de pouvoir entre les parties prenantes autochtones et non autochtones, ainsi que par un partage équitable des ressources et services.

Bien que les facteurs qui influencent les taux de suicide sont variés et complexes et que plusieurs ne font pas l’objet de preuves empiriques à l’heure actuelle, des chercheurs et des leaders autochtones s’entendent pour affirmer qu’il n’est pas possible de comprendre ces taux sans tenir compte de la colonisation et ses impacts continus.

En effet, en plus des traumas historiques et intergénérationnels, plusieurs auteurs soulignent que les conditions socioéconomiques et services actuellement disponibles dans les communautés, qui ont un impact sur le suicide, doivent être comprises comme des conséquences de la colonisation. Au Canada, une récente étude menée pour l’Assemblée des Premières Nations et du Centre canadien de politiques alternatives au Canada, a rapporté que:

  • En 2021, 47 % des enfants autochtones vivaient en situation de pauvreté
  • En 2017, on évaluait à 53% le taux de surpeuplement dans les logements des différentes communautés Premières Nations du Québec et du Labrador.

De nombreux facteurs individuels, familiaux, communautaires, historiques et contextuels influencent le risque suicidaire. Malgré les multiples facteurs de risque énumérés ci-dessus, il existe nombreux exemples des communautés autochtones qui ont eu du succès dans la prévention du suicide. Il est possible de prévenir les suicides par des programmes de prévention du suicide qui renforcent les facteurs culturels de protection au sein des communautés des Premières Nations et Inuit et qui tiennent compte des défis et ressources spécifiques dans ces communautés.

Pour mieux comprendre les taux de suicide et les facteurs de risque et de protection dans les communautés des Premières Nations, Inuit et Métis, nous vous invitons à consulter les synthèses de connaissances disponibles sur comprendrelesuicide.uqam.ca: