Santé mentale positive au temps du coronavirus

lundi 3 mai 2021
main qui verse de l'eau sur un semis

Dans le contexte actuel de pandémie de COVID-19, plusieurs recherches se penchent sur les conséquences de la pandémie sur la détresse et les troubles mentaux. Elles tendent à concevoir la santé mentale comme l’absence de maladie mentale et, en ce sens, elles soulignent que la pandémie, en augmentant la détresse, a des impacts négatifs sur la santé mentale des Québécois et Québécoises.

Or, la santé mentale n’est pas simplement l’absence de maladie mentale. Ainsi, par exemple, l’Agence de santé publique du Canada la définit comme un concept positif. C’est « la capacité qu’a chacun d’entre nous de ressentir, de penser et d’agir de manière à améliorer notre aptitude à jouir de la vie et à relever les défis auxquels nous sommes confrontés. Il s’agit d’un sentiment positif de bien-être émotionnel et spirituel qui respecte l’importance de la culture, de l’équité, de la justice sociale, des interactions et de la dignité personnelle ». Autrement dit, la santé mentale réfère au bien-être.

Projet

Ce projet adopte une vision holistique de la santé mentale et part du principe qu’on peut à la fois avoir une maladie mentale ET être en bonne santé mentale. En ce sens, la maladie mentale et la santé mentale positive, bien que liées, sont deux dimensions distinctes et non mutuellement exclusives de la santé mentale (Keyes, 2002). D’où l’importance de documenter les impacts de la COVID-19 sur les deux.

Les objectifs de la recherche sont:

  • Dresser un portrait actuel du bien-être de la population québécoise, durant la pandémie, en mesurant la santé mentale positive des personnes âgées de 18 ans et plus vivant présentement au Québec, selon différents déterminants sociaux de la santé mentale à l’aide d’une enquête en ligne.
  • Développer des stratégies pour améliorer la santé mentale de la population à l’aide des résultats issus de l’enquête. Plus précisément:
    • Développer des stratégies pour l’améliorer en renforçant les facteurs associés à des niveaux élevés de santé mentale positive;
    • Développer des stratégies pour diminuer les facteurs de risque associés à des niveaux faibles de santé.

Impacts

Au niveau scientifique:

  • Disposer de données sur le bien-être de la population québécoise durant la pandémie.
  • Identifier les déterminants sociaux qui affectent le bien-être populationnel lors d’une crise sanitaire mondiale.
  • Développer de nouvelles connaissances sur les stratégies d’adaptation utilisées par la population pour faire face à une pandémie, ses conséquences et les mesures sanitaires associées.

Au niveau des politiques publiques:

  • Faire des recommandations sur les cibles d’intervention prioritaire pour favoriser la santé mentale de la population durant une pandémie.

Au niveau des individus:

  • Faire des recommandations sur les stratégies à mettre en place pour aider les individus à renforcer leur santé mentale durant la pandémie.
  • Donner des informations et fournir une liste de ressources et outils complémentaires en santé mentale sur un site web dédié : www.uqtr.ca/santementalepositive
Photo Georgia Vrakas PhD
Georgia Vrakas, PhD, Chercheuse principale

Chercheuse principale

Georgia Vrakas, PhD, Professeure agrégée, Département de psychoéducation, Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Équipe de recherche

Isabelle Doré, PhD, Professeure adjointe, Faculté de médecine, École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique, Université de Montréal
Chantal Plourde, PhD, Professeure titulaire, Département de psychoéducation, UQTR
Julie Marcotte, PhD, Professeure titulaire, Département de psychoéducation, UQTR
Michel Rousseau, PhD, Professeure agrégé, Département de psychoéducation, UQTR
Arlene Laliberté, PhD, psychologue, Timiskaming First Nation
Karine Bérubé, étudiante à la maîtrise, Département de psychoéducation, UQTR

Titre du projet

Santé mentale positive au Québec au temps du coronavirus: État de la situation et recommandations

Financement

Fondation de l’UQTR