Commission spéciale sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie: deux membres du CRISE témoignent

jeudi 27 mai 2021

Deux membres du CRISE ont témoigné la semaine dernière à la Commission spéciale sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie.

Brian Mishara, directeur, et Georgia Vrakas, membre chercheuse, ont émis de sérieuses réserves sur la question de l’élargissement de l’aide médicale à mourir pour les personnes ayant un trouble de santé mentale comme seul problème médical invoqué.

Dr. Vrakas s’oppose fermement à l’élargissement de l’aide médicale à mourir aux personnes ayant un trouble de santé mentale comme seul problème médical invoqué, en particulier dans un contexte de manque de services de santé mentale et de prévention du suicide. Son point de vue détaillé est présenté dans plusieurs interventions médiatiques réalisées au cours des derniers mois, dont: https://bit.ly/3fHOAOd et https://bit.ly/2Sovhl5 (La liste complète de ses interventions médiatiques est également disponible dans notre Revue de presse).

Dr. Mishara y a défendu des mesures de protection pour garantir un juste équilibre entre le respect de l’autonomie des personnes admissibles à l’aide médicale à mourir d’un côté, et de l’autre, la protection des personnes vulnérables et l’obligation de prévenir les décès par suicide. Ceci devrait se traduire par une obligation de déterminer s’il existe des traitements alternatifs pour soulager la souffrance et de n’autoriser l’aide médicale à mourir que lorsqu’il est certain qu’il n’existe aucune alternative. À tout le moins, l’État devrait avoir des mécanismes en place pour assurer que l’aide médicale à mourir est considérée en tout dernier recours.

Le rapport écrit de Brian Mishara présenté à la Commission peut également être consulté en ligne: https://bit.ly/2RZOTfz