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Lévesque, P., Gagné, M., Pelletier, E., & Perron, P. A. La mortalité par suicide au Québec: 1981 à 2015—mise à jour 2018. Quebec: Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec; 2018.

Selon les données provisoires pour l’année 2015, le taux ajusté de suicide était de 13,2 par 100 000 personnes au Québec (n = 1 128 suicides). Le taux ajusté de suicide des hommes était de 19,6 par 100 000 (n = 833 suicides) et celui des femmes de 6,9 par 100 000 (n = 295 suicides). Chez les hommes, le taux de suicide a augmenté jusqu’à 35,8 par 100 000 en 1999. Ensuite, ce taux a constamment diminué pour atteindre 20,2 par 100 000 en 2014. Chez les femmes, le taux de suicide est nettement inférieur, mais la tendance dans le temps ressemble à celle observée chez les hommes. L’évolution des suicides est marquée depuis la fin des années 1990 par une importante diminution chez les hommes âgés de 15 à 24 ans et de 25 à 44 ans, alors qu’un plateau semble avoir été atteint chez les hommes âgés de 45 à 64 ans et de 65 ans et plus. Les hommes de 45 à 64 ans ressortent de plus en plus comme le groupe ayant le taux de suicide le plus élevé au Québec. Chez les hommes âgés de 15 à 24 ans, la proportion de suicides parmi l’ensemble des décès a augmenté entre 1980 et 1990 pour atteindre 39 %. En 2011- 2014, la proportion de suicides a diminué et représentait 30 % des décès. Chez les femmes de 15 à 24 ans, la proportion de suicides parmi l’ensemble des décès était de 12,5 % au début des années 1980. Cette proportion a augmenté pour atteindre 22,1 % de l’ensemble des décès en 2011- 2014. Entre 1991-1993 et 2013-2015, la proportion de suicides par intoxication aux gaz et émanations ainsi que par armes à feu a considérablement diminué chez les hommes et les femmes. En contrepartie, la part des suicides par pendaison, strangulation et suffocation, de même que par intoxication par substances solides ou liquides s’est accrue. Pour la période de 2013-2015, les taux de suicide pour les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de Chaudière-Appalaches, de la Mauricie et Centre-du- Québec et la Capitale-Nationale étaient significativement plus élevés que ceux du reste du Québec, alors que ceux de Laval et de Montréal étaient significativement inférieurs.

https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2345_mortalite_suicide_quebec_2018.pdf

Mise à jour : 2/1/2018

 
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